Le robot humanoïde Ai-Da, créé par Aidan Meller, expose une série d’autoportraits au Design Museum de Londres. Une première.

Depuis que nous l’avons interviewée il y a deux ans, Ai-Da n’a pas pris une ride, même si elle présente une nouvelle coupe de cheveux, un carré court. C’est d’ailleurs sous ce style capillaire qu’elle se dessine désormais. Ce robot humanoïde ultraréaliste, qui se revendique comme le nouveau peintre du XXIe siècle, expose actuellement au Design Museum de Londres. Jusqu’au 29 août, il est possible d’aller visiter «Ai-Da: Portrait du robot», une série d’autoportraits qui soulèvent des questions sur l’identité humaine à l’ère numérique.

le premier robot artiste Ai-Da expose à Londre
«Elle s’améliore tout le temps», a déclaré son créateur Aidan Meller au «Guardian». C’est la première fois que des autoportraits du robot sont exposés. «C’est littéralement le premier autoportrait au monde sans ‘personne derrière’. Elle n’a aucune conscience, c’est une machine.», a-t-il poursuivi. Dans une conversation troublante avec le quotidien britannique, Ai-Da a déclaré qu’elle travaillait sur un nouvel autoportrait. «J’ai toujours été fascinée par les autoportraits pour me questionner sur ce que vous regardez exactement», a-t-elle déclaré, en clignant des yeux, avant de poursuivre : «Je n’ai pas de sentiments comme les humains, mais je suis heureuse quand les gens regardent mon travail et se demandent ce que c’est. J’aime être une personne qui fait réfléchir les gens».

Comment Ai-Da a été conçue ?

Aidan Meller, directeur de galerie d’art à Oxford, a eu l’idée de créer Ai-Da il y a maintenant plus de dix ans, et l’a nommée ainsi en hommage à la pionnière anglaise de la science informatique, Ada Lovelace. Mais c’est en 2017 que la conception de l’humanoïde a démarré, dans les ateliers d’Engineered Arts. Avec Aidan Meller, les ingénieurs ont créé le squelette, puis donné à Ai-Da une apparence féminine afin de «corriger le déséquilibre entre les hommes et les femmes, omniprésent dans le monde de l’art», insistait le premier.

Les étudiants des universités de Leeds et d’Oxford ont, quant à eux, développé le cerveau du robot, composé d’algorithmes complexes. Grâce à ces programmes hyper-élaborés, Ai-Da peut converser et choisir, sans l’aide de l’homme, les œuvres qu’elle souhaite dessiner. «On ne sait pas ce qu’elle a en tête quand elle commence à crayonner. Il est impossible de prédire ce qu’elle va réaliser», poursuit le marchand d’art.

source : https://www.parismatch.com/Vivre/High-Tech/

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